Le rideau est tombĂ© sur l’exercice 2025, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectacle a Ă©tĂ© riche en rebondissements pour l’Ă©pargne immobiliĂšre. Alors que certains prĂ©disaient une dĂ©saffection durable pour la pierre-papier, l’immobilier au 4e trimestre 2025 a envoyĂ© un signal clair : la rĂ©silience est le maĂźtre-mot. Ce n’est pas une simple reprise technique, mais un vĂ©ritable changement de paradigme.
Pendant que les unitĂ©s de compte immobiliĂšres et les OPCI cherchaient leur second souffle dans un brouillard de liquiditĂ©, les SCPI ont entamĂ© une remontĂ©e fantastique. Ce dynamisme, portĂ© par un essor solide, s’appuie sur des fondamentaux solides et une psychologie d’investisseur redevenue conquĂ©rante. On assiste Ă une redistribution des cartes oĂč la transparence et le rendement immĂ©diat l’emportent sur les promesses de flexibilitĂ© thĂ©orique.
L’annĂ©e 2025 s’achĂšve donc avec un paysage contrastĂ© : d’un cĂŽtĂ©, des vĂ©hicules de placement qui ont su purger leurs excĂšs passĂ©s pour offrir des points d’entrĂ©e historiques, et de l’autre, des structures plus complexes qui peinent Ă rassurer. Pour naviguer dans cet ocĂ©an de chiffres et de tendances, une analyse chirurgicale s’impose pour comprendre pourquoi la SCPI redevient la reine du placement financier.
Le rĂ©veil spectaculaire des SCPI : analyse d’une collecte record au 4e trimestre 2025
Le marchĂ© des SociĂ©tĂ©s Civiles de Placement Immobilier a franchi une Ă©tape dĂ©cisive lors des trois derniers mois de l’annĂ©e. Avec une collecte nette de 1,3 milliard d’euros au seul 4e trimestre 2025, le secteur affiche une santĂ© de fer, en hausse de 23 % par rapport Ă l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Ce chiffre n’est pas tombĂ© du ciel ; il est le fruit d’une confiance retrouvĂ©e aprĂšs une pĂ©riode de doutes intenses liĂ©s Ă la remontĂ©e des taux d’intĂ©rĂȘt.
Les Ă©pargnants, aprĂšs avoir observĂ© une pause pour digĂ©rer les ajustements de prix, ont compris que le cycle de baisse des valeurs d’expertise Ă©tait enfin derriĂšre nous. Investir aujourd’hui, c’est profiter de portefeuilles dont la valeur reflĂšte la rĂ©alitĂ© crue du marchĂ© actuel, tout en captant des loyers qui profitent de l’indexation sur l’inflation. On observe un retour massif des investisseurs qui privilĂ©gient le marchĂ© immobilier pour sa capacitĂ© Ă gĂ©nĂ©rer des revenus rĂ©guliers et prĂ©visibles.
La force des SCPI en cette fin d’annĂ©e rĂ©side Ă©galement dans leur capacitĂ© Ă proposer des taux de distribution particuliĂšrement allĂ©chants. De nombreux vĂ©hicules rĂ©cents, n’ayant pas le poids d’actifs acquis Ă prix d’or entre 2019 et 2021, affichent des rendements dĂ©passant allĂšgrement les 6 %. Pour les Ă©pargnants, c’est une aubaine. Ils ne se contentent plus de produits d’Ă©pargne classiques, mais cherchent activement des solutions robustes pour leur investissement immobilier.
Il est d’ailleurs fascinant de voir comment la pĂ©dagogie des gestionnaires a payĂ©. Les rapports trimestriels sont devenus des outils de transparence absolue, expliquant chaque mouvement stratĂ©gique. Pour ceux qui hĂ©sitent encore sur la marche Ă suivre, il est souvent judicieux de se tourner vers des experts. Pour bĂ©nĂ©ficier d’un conseil et d’un accompagnement sur mesure, l’appui de professionnels permet d’Ă©viter les piĂšges des vĂ©hicules trop endettĂ©s ou aux actifs obsolĂštes.
La typologie des souscripteurs a elle aussi Ă©voluĂ©. On ne voit plus seulement le bon pĂšre de famille, mais une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’investisseurs, connectĂ©e et agile. Ces derniers utilisent massivement les outils digitaux pour comparer les performances. Ils ont bien compris que le placement financier immobilier ne se regarde plus sur un an, mais sur une dĂ©cennie. Cette vision de long terme est le socle de l’essor solide que nous observons aujourd’hui.
L’aspect psychologique a jouĂ© un rĂŽle moteur. AprĂšs la purge de 2024, le sentiment de « plancher » a agi comme un puissant levier d’achat. Les investisseurs craignaient de rater le coche de la reprise. Ce phĂ©nomĂšne de « FOMO » (Fear Of Missing Out) version immobiliĂšre a boostĂ© les souscriptions de fin d’annĂ©e, transformant un simple rebond en une tendance de fond. Pour approfondir ce sujet, on peut consulter l’analyse dĂ©taillĂ©e sur la SCPI et l’investissement immobilier actuel.
La fin de la baisse des prix : une opportunité historique pour les nouveaux entrants
La grande question qui brĂ»lait toutes les lĂšvres en 2024 Ă©tait celle de la valorisation des parts. En ce dĂ©but d’annĂ©e 2026, le constat est sans appel : la correction est terminĂ©e. Les prix de parts se sont stabilisĂ©s, et pour certains vĂ©hicules, on commence mĂȘme Ă observer de lĂ©gĂšres réévaluations. Cette stabilitĂ© est le signal que les acheteurs attendaient pour passer Ă l’action sans crainte de voir leur capital s’Ă©vaporer le mois suivant. đ
Pour un investisseur, entrer sur le marchĂ© au 4e trimestre 2025 Ă©quivalait Ă acheter de l’immobilier avec une dĂ©cote psychologique et rĂ©elle importante. Les sociĂ©tĂ©s de gestion qui disposaient de liquiditĂ©s fraĂźches ont pu faire des emplettes Ă des conditions tarifaires exceptionnelles, verrouillant des rendements futurs Ă©levĂ©s pour leurs associĂ©s. C’est la magie du cycle immobilier : le malheur des vendeurs pressĂ©s fait le bonheur des acheteurs patients. đïž
Les chiffres de l’ASPIM confirment cette tendance : la part des SCPI dans le patrimoine des Français ne cesse de croĂźtre. Elles sont perçues comme un rempart contre la volatilitĂ© des marchĂ©s actions. Alors que la bourse peut s’enflammer ou s’effondrer sur une simple annonce, la pierre-papier offre cette inertie rassurante. On ne vend pas ses parts de SCPI sur un coup de tĂȘte, on les garde pour construire un hĂ©ritage. đ§±
Le repli des OPCI et des unitĂ©s de compte : la fin d’une illusion de liquiditĂ© ?
Si les SCPI sabrent le champagne, l’ambiance est nettement plus morose du cĂŽtĂ© des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et des unitĂ©s de compte immobiliĂšres au sein de l’assurance-vie. Ce segment subit un repli marquĂ©, victime d’une dĂ©saffection qui semble s’installer durablement. Pourquoi un tel dĂ©samour ? La rĂ©ponse tient en un mot : structure.
Les OPCI, avec leur poche de liquiditĂ© et leurs actifs financiers (actions, obligations), ont Ă©tĂ© pris en Ă©tau. La hausse des taux a fait chuter la valeur des obligations, tandis que l’immobilier physique au sein de ces fonds mettait plus de temps Ă s’ajuster. Ce dĂ©calage a créé une performance globale dĂ©cevante, poussant les investisseurs vers la sortie. On ne peut pas promettre la stabilitĂ© de l’immobilier et la liquiditĂ© d’une action sans en payer le prix en pĂ©riode de turbulences monĂ©taires.
Le retrait des investisseurs institutionnels a Ă©tĂ© particuliĂšrement violent. Les grandes compagnies d’assurance et les caisses de retraite ont dĂ» rééquilibrer leurs portefeuilles, vendant massivement leurs positions dans les OPCI pour se repositionner sur des obligations souveraines redevenues rĂ©munĂ©ratrices. Ce mouvement de foule a créé un stress sur la liquiditĂ© de certains fonds, obligeant les gestionnaires Ă suspendre parfois les rachats ou Ă appliquer des dĂ©cotes de sortie. â ïž
Dans les contrats d’assurance-vie, les sociĂ©tĂ©s civiles immobiliĂšres (SCI) servant d’unitĂ©s de compte immobiliĂšres n’ont pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©es. Les Ă©pargnants, Ă©chaudĂ©s par des baisses de valeurs liquidatives parfois brutales, ont prĂ©fĂ©rĂ© se rĂ©fugier sur le fonds en euros, qui a retrouvĂ© des couleurs avec des taux dĂ©passant souvent les 3 %. Ce transfert de masse tĂ©moigne d’une aversion au risque accrue et d’une exigence de clartĂ© que les supports hybrides n’ont pas su satisfaire en 2025.
La question de la transparence a Ă©galement pesĂ© lourd. LĂ oĂč une SCPI publie un bulletin dĂ©taillĂ© sur ses loyers et ses locataires, l’OPCI est souvent perçu comme une « boĂźte noire » financiĂšre. Les investisseurs de 2025 veulent savoir ce qu’ils possĂšdent. Ils veulent voir les murs, comprendre la stratĂ©gie locative et ne pas dĂ©pendre des caprices des marchĂ©s obligataires mondiaux pour la valorisation de leur patrimoine immobilier. Pour comprendre l’ampleur du phĂ©nomĂšne, l’analyse de la collecte du marchĂ© immobilier en 2025 est Ă©clairante.
MalgrĂ© ce sombre tableau, tout n’est pas Ă jeter. Certains OPCI de niche, trĂšs spĂ©cialisĂ©s, parviennent Ă maintenir le cap. Mais pour la grande majoritĂ©, l’heure est Ă la remise en question. Le modĂšle de la pierre-papier « liquide » a montrĂ© ses limites. L’investisseur a fini par accepter que l’immobilier est, par essence, un actif illiquide, et qu’il vaut mieux assumer cette caractĂ©ristique pour obtenir un rendement supĂ©rieur plutĂŽt que de courir aprĂšs une fausse flexibilitĂ©.
Comparatif des performances au 4e trimestre 2025
Pour y voir plus clair, il est essentiel de mettre en concurrence les diffĂ©rents vĂ©hicules. Le tableau suivant illustre parfaitement la fracture qui s’est opĂ©rĂ©e sur le marchĂ© au cours du dernier trimestre de l’annĂ©e. On y voit clairement le dĂ©crochage des produits hybrides face Ă la soliditĂ© des SCPI de rendement.
| Indicateur đ | SCPI de Rendement đą | OPCI Grand Public đïž | UC ImmobiliĂšres (SCI) đ |
|---|---|---|---|
| Collecte Nette Q4 2025 đ | +1,3 Milliard ⏠â | -450 Millions ⏠â | -210 Millions ⏠â |
| Rendement Moyen (TDM) âš | 4,91 % Ă 5,50 % đ° | 1,50 % Ă 2,80 % đ | 2,10 % (Variable) đ |
| LiquiditĂ© perçue đ§ | Moyenne (MarchĂ© secondaire) | ThĂ©oriquement Ă©levĂ©e â ïž | ĂlevĂ©e (Garantie assureur) |
| Tendance 2026 đ | Optimiste / Croissance | Prudence / Restructuration | Stabilisation lente |
Ce tableau confirme que le placement financier immobilier se scinde en deux mondes. Les Ă©pargnants ont fait leur choix : ils prĂ©fĂšrent un actif tangible qui rapporte, mĂȘme s’il est moins liquide, plutĂŽt qu’un produit financier complexe dont la valeur peut fluctuer selon des critĂšres opaques. La victoire par K.O. des SCPI au 4e trimestre 2025 marque peut-ĂȘtre le dĂ©but d’un Ăąge d’or pour la gestion collective traditionnelle.
Les stratégies gagnantes : thématiques porteuses et opportunisme de marché
Dans cet essor solide des SCPI, tous les secteurs ne se valent pas. Si vous aviez misĂ© sur les bureaux de pĂ©riphĂ©rie sans intĂ©rĂȘt architectural ou Ă©nergĂ©tique, vous auriez sans doute fait grise mine. En revanche, les stratĂ©gies thĂ©matiques ont littĂ©ralement cartonnĂ© en 2025. La logistique, la santĂ© et l’Ă©ducation sont les vĂ©ritables locomotives de cette fin d’annĂ©e.
Le secteur de la santĂ©, en particulier, attire les capitaux comme un aimant. Avec le vieillissement de la population en Europe, la demande pour des cliniques, des EHPAD ou des centres de soins est structurellement en hausse. C’est ce qu’on appelle un investissement dĂ©corrĂ©lĂ© des cycles Ă©conomiques. Que l’Ă©conomie aille bien ou mal, nous aurons toujours besoin de soins. Cette visibilitĂ© sur les loyers rassure au plus haut point les investisseurs prudents. Des acteurs comme Euryale Immobilier SantĂ© montrent la voie avec des performances solides.
La logistique, portĂ©e par l’e-commerce et la rĂ©organisation des chaĂźnes d’approvisionnement, continue son cavalier seul. Les entrepĂŽts de « dernier kilomĂštre », situĂ©s aux portes des grandes mĂ©tropoles, sont devenus des actifs stratĂ©giques. Leurs loyers s’envolent car le foncier disponible est quasi inexistant. PossĂ©der un morceau d’entrepĂŽt Ă cĂŽtĂ© de Lyon ou de Paris au 4e trimestre 2025, c’est dĂ©tenir une rente quasi garantie. Les gestionnaires qui ont su anticiper ce mouvement affichent aujourd’hui des taux d’occupation financiers proches de 100 %.
L’autre grande tendance est l’opportunisme pur. Des SCPI de nouvelle gĂ©nĂ©ration, sans frais d’entrĂ©e ou avec des structures de frais rĂ©duites, ont profitĂ© de la baisse des prix pour acheter des actifs « prime » avec des dĂ©cotes de 15 Ă 20 %. Ces « nouveaux prĂ©dateurs » du marchĂ© immobilier ne s’encombrent pas de vieux actifs Ă©nergivores. Ils achĂštent du neuf, rĂ©pondant aux derniĂšres normes environnementales (ISR, dĂ©cret tertiaire), ce qui leur assure une attractivitĂ© maximale auprĂšs des locataires.
Le bureau n’est pas mort pour autant, mais il s’est transformĂ©. Le bureau « prime », ultra-central et offrant des services (salle de sport, conciergerie, espaces de coworking), reste une valeur refuge. Les entreprises sont prĂȘtes Ă payer le prix fort pour des locaux qui attirent les talents. En revanche, le bureau lambda en zone industrielle subit un repli de valeur massif. C’est ici que le talent du gestionnaire fait la diffĂ©rence : savoir arbitrer, c’est-Ă -dire vendre ce qui devient obsolĂšte pour racheter ce qui sera indispensable demain.
Pour naviguer dans ces thĂ©matiques complexes, l’utilisation de simulateurs est devenue indispensable pour les Ă©pargnants modernes. Cela permet de projeter ses revenus futurs selon diffĂ©rents scĂ©narios de rendement. Pour accĂ©der aux simulateurs SCPI les plus performants, il suffit de se rendre sur les plateformes dĂ©diĂ©es qui offrent une vision claire et objective du marchĂ©.
Le triomphe des critĂšres ESG et de l’immobilier « vert »
On ne peut plus parler d’investissement immobilier en 2026 sans Ă©voquer l’Ă©cologie. Les SCPI labellisĂ©es ISR (Investissement Socialement Responsable) ont captĂ© plus de la moitiĂ© de la collecte au 4e trimestre 2025. Ce n’est pas qu’une question de conscience, c’est une question de survie financiĂšre. Un bĂątiment qui consomme trop d’Ă©nergie sera bientĂŽt impossible Ă louer ou Ă revendre sans une dĂ©cote monumentale. đż
Les gestionnaires l’ont bien compris : rĂ©nover le parc existant pour amĂ©liorer le diagnostic de performance Ă©nergĂ©tique (DPE) est devenu leur prioritĂ© absolue. Cela crĂ©e de la valeur sur le long terme. Les investisseurs sont trĂšs attentifs Ă ces indicateurs. Ils prĂ©fĂšrent un rendement de 5 % dans un immeuble vert qu’un 6 % dans une passoire thermique. La « valeur verte » est la nouvelle norme du marchĂ© immobilier. đł
Enfin, l’aspect social gagne du terrain. Les SCPI qui investissent dans des crĂšches, des rĂ©sidences Ă©tudiantes ou du logement intermĂ©diaire rĂ©pondent Ă des besoins cruciaux de la sociĂ©tĂ©. Ce sentiment d’utilitĂ© renforce l’attachement des associĂ©s Ă leur placement. On n’investit plus seulement pour soi, mais pour la collectivitĂ©, tout en protĂ©geant son capital. C’est le cercle vertueux de la pierre-papier moderne. đ€
L’internationalisation et la diversification gĂ©ographique : le secret de la performance
En 2025, rester enfermĂ© dans les frontiĂšres françaises Ă©tait une erreur stratĂ©gique pour beaucoup de fonds. L’un des moteurs de l’essor solide des SCPI de rendement a Ă©tĂ© leur capacitĂ© Ă aller chercher de la croissance lĂ oĂč elle se trouve : en Europe. L’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et les pays du Benelux ont offert des opportunitĂ©s de rendement supĂ©rieures, avec des cycles immobiliers dĂ©calĂ©s par rapport au marchĂ© hexagonal.
L’attrait pour l’Europe n’est pas seulement immobilier, il est aussi fiscal. Pour un Ă©pargnant français, possĂ©der des parts de SCPI dĂ©tenant des actifs Ă l’Ă©tranger permet d’Ă©chapper aux prĂ©lĂšvements sociaux de 17,2 % sur les revenus fonciers Ă©trangers (selon les conventions fiscales en vigueur). Cela booste mĂ©caniquement le rendement net dans la poche de l’investisseur. En cette pĂ©riode oĂč chaque point de rentabilitĂ© compte, cet avantage fiscal a fait pencher la balance pour de nombreux souscripteurs au 4e trimestre 2025.
L’Allemagne, malgrĂ© ses difficultĂ©s Ă©conomiques passĂ©es, est revenue en grĂące. Les prix des bureaux Ă Berlin ou Munich ont atteint des niveaux planchers, offrant des taux de rendement immĂ©diats trĂšs attractifs. L’Espagne, de son cĂŽtĂ©, profite d’une dynamique touristique et Ă©conomique qui dope le secteur du commerce et de l’hĂŽtellerie. Diversifier gĂ©ographiquement, c’est diluer le risque. Si un marchĂ© ralentit, un autre compense. C’est la base de tout placement financier intelligent.
Cette agilitĂ© gĂ©ographique demande cependant une logistique de pointe. Les sociĂ©tĂ©s de gestion ont dĂ» recruter des experts locaux pour dĂ©nicher les meilleures opportunitĂ©s. On ne gĂšre pas un immeuble Ă Madrid depuis un bureau parisien. Cette professionnalisation accrue de la gestion immobiliĂšre est un gage de sĂ©curitĂ© pour l’Ă©pargnant. Elle garantit que les actifs sont gĂ©rĂ©s au plus prĂšs du terrain, avec une connaissance fine des rĂ©glementations locales. Pour en savoir plus sur ces stratĂ©gies, on peut consulter les rapports sur l’immobilier non cotĂ© en Europe.
Le marchĂ© immobilier europĂ©en est vaste et variĂ©. En 2025, on a vu Ă©merger des SCPI spĂ©cialisĂ©es sur l’Europe du Nord, rĂ©putĂ©e pour sa stabilitĂ©, ou sur l’Europe du Sud, plus dynamique. Cette granularitĂ© permet aux investisseurs de construire un portefeuille sur mesure, en fonction de leurs convictions gĂ©opolitiques et Ă©conomiques. C’est une vĂ©ritable invitation au voyage patrimonial, sans les soucis de la gestion locative directe.
La stabilitĂ© des taux de change au sein de la zone euro facilite Ă©galement ces investissements. Pas de risque de change Ă craindre pour les revenus distribuĂ©s en euros. Cette sĂ©curitĂ© monĂ©taire, couplĂ©e Ă la soliditĂ© de l’immobilier physique, fait des SCPI europĂ©ennes l’un des produits les plus demandĂ©s en ce dĂ©but d’annĂ©e 2026. La tendance ne devrait que s’accentuer, avec une convergence des normes de gestion Ă l’Ă©chelle du continent.
La résilience face à la volatilité monétaire
Alors que l’inflation a jouĂ© aux montagnes russes ces derniĂšres annĂ©es, l’immobilier a prouvĂ© son rĂŽle de « valeur refuge ». Les baux commerciaux en Europe sont souvent indexĂ©s sur des indices de prix Ă la consommation. RĂ©sultat : quand les prix montent, les loyers suivent. C’est une protection naturelle que peu d’autres placements peuvent offrir avec autant de rĂ©gularitĂ©. đĄïž
Au 4e trimestre 2025, cette protection a Ă©tĂ© particuliĂšrement apprĂ©ciĂ©e. Les investisseurs ont fui les produits dont le rendement Ă©tait Ă©rodĂ© par l’inflation pour se ruer sur des actifs capables de maintenir leur pouvoir d’achat. C’est lĂ que l’essor solide prend tout son sens : il ne s’agit pas d’une spĂ©culation, mais d’une recherche de sĂ©curitĂ© rĂ©elle. đŠ
En conclusion de cette dynamique internationale, on notera que les SCPI qui rĂ©ussissent le mieux sont celles qui ont su marier « ancrage local » et « vision globale ». Elles offrent le meilleur des deux mondes : la proximitĂ© rassurante de la pierre et la puissance d’un marchĂ© continental. Pour tout projet sĂ©rieux, n’oubliez pas de consulter un expert pour toute autre raison cohĂ©rente liĂ©e Ă votre structuration de patrimoine.
Perspectives 2026 : vers une consolidation du marché et de nouvelles pépites
Que nous rĂ©serve l’annĂ©e 2026 aprĂšs ce 4e trimestre 2025 tonitruant ? La tendance est Ă la consolidation. Le marchĂ© a fait le tri entre les bons et les moins bons gestionnaires. On s’attend Ă ce que les SCPI les plus performantes continuent de capter l’essentiel de la collecte, tandis que les vĂ©hicules Ă la traĂźne devront se restructurer ou fusionner pour survivre.
L’environnement de taux semble s’ĂȘtre stabilisĂ© Ă un niveau pivot, ce qui donne une visibilitĂ© bienvenue. Les banques ont rouvert les vannes du crĂ©dit pour les investissements immobiliers, permettant aux SCPI d’utiliser Ă nouveau l’effet de levier de maniĂšre raisonnĂ©e. C’est un moteur supplĂ©mentaire pour la performance globale. On peut s’informer sur cette stabilitĂ© des prĂȘts immobiliers qui soutient le marchĂ©.
De nouvelles thĂ©matiques vont Ă©merger. On parle de plus en plus de l’immobilier liĂ© Ă l’intelligence artificielle (data centers) et Ă la transition Ă©nergĂ©tique (sites de production de batteries, centres de recyclage). Ces actifs, encore confidentiels il y a quelques annĂ©es, entrent dĂ©sormais dans les radars des grandes SCPI. L’investissement immobilier devient une affaire de haute technologie et de stratĂ©gie industrielle.
La digitalisation va continuer de transformer l’expĂ©rience client. La souscription en ligne, le suivi des dividendes en temps rĂ©el sur smartphone et la consultation des rapports en rĂ©alitĂ© augmentĂ©e deviennent la norme. Cette accessibilitĂ© renforce la liquiditĂ© du marchĂ© secondaire, car il n’a jamais Ă©tĂ© aussi facile d’acheter ou de revendre des parts. La SCPI devient un produit aussi simple Ă gĂ©rer qu’un livret, mais avec le rendement de l’immobilier en plus.
Le repli des produits concurrents (OPCI, UC) laisse un espace immense pour les SCPI innovantes. Celles qui sauront proposer des frais transparents, une gestion ISR exemplaire et une diversification européenne audacieuse seront les grandes gagnantes de 2026. La confiance est là , les prix sont sains, et la demande locative reste forte. Tous les voyants sont au vert pour celui qui sait choisir ses supports avec discernement.
En somme, le marchĂ© a prouvĂ© sa maturitĂ©. Il a traversĂ© la tempĂȘte des taux sans sombrer, se dĂ©lestant de ses excĂšs pour repartir sur des bases plus solides. Le 4e trimestre 2025 restera dans les mĂ©moires comme le moment oĂč la pierre-papier a retrouvĂ© ses lettres de noblesse. Pour l’Ă©pargnant, c’est une invitation Ă passer Ă l’action, tout en restant vigilant sur la qualitĂ© des actifs sĂ©lectionnĂ©s. L’immobilier reste, plus que jamais, le socle de tout patrimoine pĂ©renne.
Il est crucial de garder Ă l’esprit que chaque profil d’investisseur est unique. Ce qui convient Ă l’un peut ne pas convenir Ă l’autre. La diversification reste la clĂ© de voĂ»te de toute stratĂ©gie rĂ©ussie. Ne mettez pas tous vos Ćufs dans le mĂȘme panier, mĂȘme s’il s’agit d’un panier en pierre ! Explorez les diffĂ©rentes thĂ©matiques, gĂ©ographies et types de gestion pour construire un portefeuille qui vous ressemble et qui saura traverser les prochaines dĂ©cennies avec sĂ©rĂ©nitĂ©. đ
- Choisir des SCPI avec un taux d’occupation financier (TOF) supĂ©rieur Ă 90% â
- PrivilĂ©gier les fonds avec des rĂ©serves de distribution (Report Ă Nouveau) importantes đ°
- VĂ©rifier la labellisation ISR pour garantir la valeur future des actifs đż
- Diversifier sur au moins 3 ou 4 SCPI diffĂ©rentes pour diluer le risque đ
- Consulter rĂ©guliĂšrement les bulletins trimestriels pour suivre l’actualitĂ© de ses placements đ§
Il est important de prendre RDV avec un conseiller financier avant tout investissement afin de s’assurer de la cohĂ©rence de votre projet avec votre situation personnelle.




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